•  La Classe de Neige : un récit d'enfance douloureux

     

       Ne vous y trompez pas. Il ne s'agit pas là d'un récit d'enfance plein de nostalgie, de tendresse familiale et de jeux oubliés. Un séjour au ski, des enfants, un paysage de montagne enneigé...puis l'horreur. D'abord l'inquiétude, puis l'appréhension et, finalement, l'indicible, ce que l'on comprend d'abord à demi-mots et ce que l'on envisage avec horreur.

    Prix Femina 1995

    Prix du jury au festival de Cannes  : adaptation à l'écran de Claude Miller- 1998

     

     

    Présentation de l'éditeur :

    La classe de neige commence mal pour Nicolas ; déjà, son père n'a pas voulu le laisser monter dans le car avec les autres et a tenu à le conduire en personne au chalet, histoire qu'il se fasse bien remarquer.

    En plus, Nicolas n'est pas du genre à s'intégrer facilement ; or, arrivés la veille, les autres ont déjà pris leurs marques : rien de tel pour qu'il se sente encore un peu plus en retrait. 

    Mais surtout, il a oublié son sac dans le coffre de la voiture de son père, et c'est le début de la torture : sûr que les autres enfants vont se moquer de lui, sûr qu'il fera pipi au lit dans un pyjama qui ne lui appartient même pas, sûr que Hodkann, le chef des enfants, va en faire son souffre-douleur.

    Les terreurs enfantines ainsi lancées ne cesseront plus et prendront le goût amer de la réalité : le père, qui ne rapporte pas le sac, René, le petit garçon disparu, les gendarmes, qui vadrouillent et les adultes qui parlent à demi-mots... 

    Un roman fascinant, pour lequel l'auteur a obtenu le prix Femina en 1995. --Karla Manuele 

    Écrite à "hauteur d'enfant" pour mieux dévoiler l'horreur des adultes, cette oeuvre à la construction millimétrée et au suspens haletant n'en finit pas d'interroger le lecteur : l'ultime question du roman - "Que sera la vie de Nicolas ?- le poursuit bien après qu'il a refermé le livre.

    Editions Flammarion-

     

     

     

     


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  •  La Muette : Présentation de l'éditeur  :« J'ai quinze ans, je m'appelle Fatemeh mais je n'aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt... »  L'amour fusionnel d'une adolescente pour sa tante muette, l'amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage dans l'Iran des mollahs. Chahdortt Djavann fait un récit court, incisif et dénué de tout artifice. Écrite dans un cahier, par une adolescente de 15 ans en prison et condamnée à mort, La Muette est une histoire qu on n'oublie pas.

     

    L'Auteur :

    Source : Wikipédia

    Le père de Chahdortt Djavann était un grand féodal d’Azerbaïdjan ; il fut emprisonné et tous ses biens furent confisqués. Il a élevé sa fille « dans l'amour des livres et la détestation des mollahs ». Après laRévolution islamiste iranienne, elle est forcée d'arrêter de lire de grands auteurs français pour étudier le Coran et elle est voilée de force. À 13 ans, elle est incarcérée trois semaines pour avoir manifesté contre le régime. Elle arrive en France en 1993 sans être francophone. Elle fait l’auto-apprentissage du français, des petits boulots, une tentative de suicide puis commence des études universitaires en psychologie et en anthropologie2. En 1998, son mémoire porte sur l'endoctrinement religieux dans les manuels scolaires de son pays d'origine. Après une maîtrise et un DEA, elle prépare une thèse de doctorat sur la création littéraire dans la langue de l'autre en travaillant sur les œuvres de CioranIonesco et Beckett.

    Elle ne termine pas sa thèse, puis change d'orientation et se consacre à l'écriture. Ses ouvrages sont traduits dans plusieurs langues. Elle écrit de nombreux articles dans les journaux : LibérationLe Monde,Le FigaroLe Journal du dimanche.

    Critique de l'intégrisme musulman, « ceux qui veulent imposer leur vision totalitaire d'un islam politique et prosélyte », elle déclare que la critique des religions est « non négociable » et invite « l'immense majorité des musulmans silencieux de France » à manifester contre l'idéologie islamiste2.

    Prix et décoration

    Bibliographie

    • Je viens d’ailleurs (2002)
    • Bas les voiles !, éd. Gallimard (2003)
    • Que pense Allah de l’Europe ? (2004)
    • Autoportrait de l’autre (2004)
    • Comment peut-on être français ? (2006)
    • A mon corps défendant, l’Occident, éd. Flammarion (2007)
    • La Muette (2008)
    • Ne négociez pas avec le régime iranien, éd. Flammarion (2009)
    • Je ne suis pas celle que je suis, éd. Flammarion (2011)
    • La Dernière Séance, éd. Fayard (2013)
    • Big Daddy, éd. Grasset (2015)

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    Enterrer les morts et réparer les vivants

    Découverte d'un livre qui m'a fortement interpellée :

    Une écriture "parfaite", je ne trouve pas d'autres termes pour la qualifier, ou alors, toute une ribambelle de mots qui se bousculent : fluide, belle (je me suis interrompue sur des images imprévues pour mieux les examiner) d'une grande justesse, capable de transmettre des émotions; d'une grande pudeur, refusant le pathos ou l'exhibitionnisme, pleine de couleurs et de rythme.

    Un sujet qui m'a laissée pantelante et songeuse : l'histoire d'un cœur et d'une transplantation cardiaque. Le récit de la passion de vivre, de la perte d'un enfant, de la peur de la mort et de la maladie, de la pratique chirurgicale et de son étique. On glisse dans la peau de tous les personnages et l'on ne peut manquer d'affronter alors plusieurs dilemmes sachant que l'on pourrait être chacun de ces êtres : suis-je disposée à donner mon corps à d'autres humains si je cesse de vivre ? Faut-il demander à mes proches s'ils sont des donneurs potentiels? Pourrais-je accepter que tous les organes de la personne que j'aime soient prélevés et continuent à vivre dans d'autres corps ? N'aurais-je pas cette même crainte et cette même répulsion instinctive que bien des familles qui se mettent à douter : et si l'on précipitait la constatation du décès pour récupérer le cœur o les reins...Comment vivrais-je la situation si j'étais moi-même confrontée à l'attente angoissée d'un don d'organe?

    Présentation de l'éditeur

    "Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". "Réparer les vivants" est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

    Ce roman a reçu dix prix littéraires


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  •    Je vous recommande  un livre que je n'ai pas lâché de plusieurs jours, (vive les vacances) qui que vous soyez , et que même le maître du suspens, Stephen King, considère comme un chef d'oeuvre  : "Dire que c'est un roman exceptionnel, oui, très bien, mais ça ne suffit pas. Je pense, croyez-moi si vous le voulez, que je n'ai pas lu un thriller aussi entêtant depuis des années."

    Un policier psychologique digne de Patricia Higsmith, qui vous tient en haleine, vous manipule avec maestria, on se fait tous avoir, on est totalement confondu par ces rebondissements machiavéliques. Un tableau de l'Amérique par ailleurs très réaliste, une réflexion pertinente sur le couple, la vie conjugale, sans jamais vous ennuyer un seul instant. 

                                                GILLIAN FLYNN

                                              LES APPARENCES

    RÉSUMÉ

    Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s'installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L'enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu'il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu'elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d'autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l'intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

    Gillian Flynn fait une nouvelle fois preuve d’un sens du suspense impressionnant, jouant avec les nerfs du lecteur comme un chat avec une pelote. Admirable. Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.


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    Antonio Pennacchi

    Canal Mussolini

     

     

    Surprise d'un livre qu'on vous a prêté et que l'on commence à lire sans trop y croire, parce que vous ne l'avez pas choisi, parce que vous avez une pile de romans en attente et que ceux-là, si, vous les avez désirés, vous aviez hâte d'avoir le temps d'enfin les découvrir. Mais ce livre prêté il va falloir le rendre, alors on l'extrait du dessous de la pile en se disant Je vais y jeter un œil, on verra bien et on entre dans l'incipit comme on va à une soirée où l'on vous a traîné et où vous êtes persuadé que vous allez vous ennuyer. L"histoire d'une famille italienne au début du XXe siècle qui va assécher les marais pour cultiver des terres sous la houlette du parti fasciste flambant neuf????  

    Et puis dès les premiers mots, on est totalement plongé dans l'histoire, puis amusé, surpris, ému, intéressé par la découverte de cette montée en puissance des chemises noires, on en comprend le processus car on accompagne ces paysans pauvres à la tête dure, pleins de truculence et d'imagination, qui se révoltent contre le mauvais sort. Une histoire familiale qui se transforme en épopée, des personnages auxquels on s'attache et qui rappellent parfois l'univers de Garcia Marquez ou d'Isabel Allende, comme l'étonnante Armida qui parle aux abeilles. Un langage familier, vif,  emprunt d'ironie et de drôlerie, des scènes inoubliables et l'apparition régulière de personnages historiques vus dans leur quotidien (comme Mussolini) sur fond de guerres mondiales. Un récit chaleureux, humain, et finalement, d'une terrible lucidité !

    Résumé

    Les Peruzzi: dix-sept frères et sœurs, une tribu. Des paysans sans terre, tendance marxiste, à la tête dure et au sang chaud. Parce qu’un certain Benito Mussolini est un ami de la famille, ils abandonnent le rouge pour le noir. En 1932, avec trente mille autres affamés, ils émigrent dans les marais Pontins, au sud de Rome, où démarre le chantier le plus spectaculaire de la dictature. Huit ans sont nécessaires pour creuser un gigantesque canal, assécher sept cents kilomètres carrés de bourbiers infestés de moustiques et bâtir des villes nouvelles. Enfin, les Peruzzi deviennent propriétaires de leurs domaines. Mais tandis que l’histoire emporte les aînés dans le tourbillon des conquêtes coloniales et de la Seconde Guerre mondiale, au Canal, les abeilles d’Armida, l’ensorcelante femme de Pericle, prédisent un sombre avenir. Entre chronique et farce, Pennacchi signe un roman époustouflant où la saga d’une famille sur trois générations croise un demi-siècle de l’histoire italienne.

     

    À propos

    «Le destin des Peruzzi est pris dans celui de l’Italie. La politique, le sentiment et l’action sont tressés d’une main ferme.» Libération
    «Antonio Pennacchi est un écrivain qui pratique la littérature comme un art de combat et n’a pas peur des défis ambitieux.» Le Monde des livres
    «Il joue du grand angle, de la saga, du Technicolor. » Marianne 
    «A l’image de la vraie vie, rires et pleurs s’enchaînent sur fond de tragédie. Terrifiant.» Sud-Ouest Dimanche 
    «Tout en digressions et folklore. » Grazia 
    «De l’exode des Peruzzi, Pennacchi a fait une sorte de western, une épopée. » Lire 
    «Une conquête de l’Ouest à la mode du Duce.» L’Express
    «Un roman fleuve drôle et nostalgique. » Metro
    «Œuvre d’une vie, sa vie, celle des siens, leur chagrin, leurs errements, la disparition conjointe d’une classe sociale et d’une espérance. » Livres Hebdo 
    «Une truculence éblouissante et une ironie empreinte de bienveillance. » Le Nouvel Observateur 
    «Avec le roman de sa vie, Pennacchi nous délivre le grand livre de la faiblesse des hommes, imposée par l’absurdité de leur condition. » Les Echos
    «Pennacchi relit un demi-siècle d’histoire italienne fasciste avec une verve paysanne bourrée d’humour et une franchise politiquement incorrecte aussi stupéfiante que désarmante.» La Vie 
    «L’écriture, mêlant tournures archaïques et truculence délirante, vient encore renforcer la puissance d’évocation de cette œuvre époustouflante.» Le Progrès
    «Il donne à une simple histoire paysanne le ton et l’allure d’une épopée.» Télé Z
    «Le récit se lit comme une aventure enthousiasmante, parsemé de détails savoureux et réellement inédits pour qui connaît peu l’histoire de l’Italie. » Actualitte.com

    «Pennacchi raconte la bonification des marais Pontins à la manière de la conquête de l’Ouest. Magnifique.»Corriere della sera

     

     

     

    Conversation avec Antonio Pennacchi

    Comment est né Canal Mussolini?
    Je suis dépositaire de tant d’histoires que je dois les chasser tellement elles sont envahissantes. Je suis devenu écrivain parce qu’il fallait absolument les raconter. Je porte ce roman depuis cinquante ans; j’en ai aujourd’hui soixante ! J’y ai mis la vie de ma mère, émigrée de Vénétie, et celle de mon père, qui a travaillé à l’assèchement du marais. Tous ces événements se sont réellement produits, dans ma famille ou d’autres déplacées dans l’Agro pontin sous Mussolini.

    Quelles sont les raisons de cet exode massif?
    Ce n’est pas l’idéologie qui poussait les gens. C’est la misère et la colère. En 1932, les paysans du Nord (de Vénétie, du Ferrarais…) couraient au siège du parti fasciste pour demander à partir parce qu’ils crevaient de faim.

    Votre roman prend le contre-pied d’un certain courant littéraire intimiste…
    Moi, je ne sais raconter que des histoires vraies. Le rôle de l’auteur, ce n’est pas d’inventer la réalité mais de donner la possibilité de regarder le réel d’un autre point de vue. À ce titre, La Genèse ou La Chanson de Rolandsont des romans historiques formidables. Chez Steinbeck ou Dante, l’universel se réduit à quelques kilomètres carrés.

    Vous retracez la vie de toute une communauté dans ses moindres détails. Comment avez-vous fait pour les collecter?
    Pendant des années, je me suis promené pour recueillir des anecdotes, m’informer sur l’architecture des maisons anciennes, les recettes de cuisine, les pompes hydrauliques utilisées pour aspirer la boue des marais, les techniques agraires… Dans cette histoire, tout est authentique!

    Aucune invention? On a du mal à vous croire…

    Le seul ajout, c’est la manière de raconter et de relier les différents pans du récit. Celui-ci se dévide comme une confession, en n’hésitant jamais à éclairer les coins d’ombre, sans complaisance, attisant au besoin le sentiment de honte, mais faisant aussi advenir l’amour, la pitié, la compassion, en un mot l’empathie. Ce qui rend une narration poignante, c’est le degré d’empathie.

    Comment se mesurer avec le fascisme, toile de fond de votre livre?

    Moi, je n’explique rien, je raconte. En Italie, c’est plus difficile qu’en France de faire le tri dans son héritage. La dictature fasciste n’a pas tout de suite été raciste. La bonification était une reconquête des terres au profit des plus pauvres. Mais il y a des questions que le pays n’a pas encore affrontées. Je pense avant tout à la responsabilité sur les lois raciales. Il n’y a pas eu de manifestations de désaccord sur ce point. Dans leur ensemble, les Italiens ont dit «je m’en fous, je ne suis pas juif». Parler du mal, c’est l’exorciser, nous en délivrer, dire enfin : plus jamais ça !

    Que représente pour vous, qui vous définissez comme autodidacte, l’attribution du prix Strega?

    Ce n’est pas moi qui ai gagné ce prix, ce sont tous ceux de l’Agro pontin. D’ailleurs, lors de la remise du prix, tout le monde m’appelait au téléphone depuis Latina pour me dire : «Nous avons gagné le Strega! »

     


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  •                                                                                                                  Eric Reinhardt

    L'Amour

    et les Forêts

     

    Un roman qui commence comme un récit moderne, basé sur les confidences (fausses? romancées? Ou terriblement authentiques?) du romancier. L'histoire tourne autour de la vie d'une de ses lectrices avec laquelle il a entamé une correspondance très irrégulière.

    C'est le récit du naufrage d'un couple ( encore?) mais rapidement, il y a quelque chose de poignant, mais aussi de violent, le désir profond de mieux connaître cette femme : nous sommes constamment partagés entre l'envie de la plaindre, puis de l'admirer, puis de la défendre. 

    Un roman sensible, intelligent, qui laisse forcément une marque indélébile. Une histoire dure, très dure.

    Un auteur que j'aimerais faire découvrir à mes élèves et à mes proches.

     

    L'amour et les forêts par Reinhardt

    Présentation de l'éditeur :

    À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte. 

    Récit poignant d'une émancipation féminine, "L'amour et les forêts" est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement. 

    Prix du roman France Télévisons 2014 et Prix des étudiants France Culture-Télérama 2015. 

     


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  • Avez-vous  vu le film Beignets de tomates vertes ?

       Un film qui vous fait tout à coup aimer profondément l'Amérique, du moins CETTE Amérique. Capable d"engendrer de tels écrivains ( le film est l'adaptation d'un roman de Fannie Flag), de tels réalisateurs et de telles actrices. Un film qui sent le sud des Etats-Unis, on s'y croirait, comme dans les romans et nouvelles de Faulkner qui produisent les mêmes sensations. Une histoire qui peut bouleverser, abordant avec un dosage efficace, sans tomber dans le mélodrame, ni la tragédie ni la caricature, des problèmes de société à travers les portraits de quatre femmes ( ou 3 ? Mais je n'en dirai pas plus! ) qui se battent dans la vie pour trouver leur place ou simplement survivre. Pas de pathos, ( quelques scènes cependant peuvent vous faire venir la larme à l’œil- bon, ou carrément pleurer, avouons-le) mais un incroyable dynamisme et beaucoup d'humour !

     

     

    Autour De Miss Alabama et ses petits secrets et des Beignets de tomates vertes

       On y rencontre d'abord Evelyn, une femme "entre deux âges" comme on dit, qui ne se sent "plus jeune mais pas encore vieille", qui culpabilise parce qu'elle enrobe son insatisfaction conjugale dans des tonnes de sucreries ( récurrent dans les romans de Fannie Flag) et qu'elle se sent grosse et moche. Personnage jouée par Kathy Bates, cette actrice incroyable, de la trempe de Meryl Streep, capable de vous toucher et de vous faire rire à la fois ( comme ici) ou de vous faire peur comme dans Misery ou Diabolique.  ( Petite parenthèse : on peut être alléchés, par ailleurs, par ces mets "sudistes"  comme les tomates vertes, que l'on mange également au Mexique- et c'est délicieux- ou ces pâtisseries américaines, ainsi cet incroyable gros plan sur les "doughnuts glacés" à la minute 48 de la bande annonce. Si les Etat-Unis n'ont pas de culture culinaire, les doughnuts, si, c'est franchement bon).

    Et puis il y a l'émouvante, ( je ne trouve pas de qualificatif pour exprimer mon admiration pour cette actrice anglaise) Jessica Tandy, inoubliable dans Miss Daisy et son chauffeur. Elle joue le rôle d'une vieille femme, pensionnaire d'une maison de retraite, qui va se lier d' amitié avec Evelyn et lui conter l'histoire de deux jeunes femmes rencontrées dans sa jeunesse et qui ont marqué son existence à jamais. L'une est un garçon manqué, un peu rebelle, courageuse, blessée par un événement que je ne peux raconter sans trop en révéler, et l'autre est son antithèse, douce, soumise, "bien élevée" à la sudiste, et dévastée par un mari violent, possessif, tyrannique...dangereux. Et il y a bien sûr l'éternel problème du racisme si prégnant dans les états du Sud.

    Autour De Miss Alabama et ses petits secrets et des Beignets de tomates vertes                    Autour De Miss Alabama et ses petits secrets et des Beignets de tomates vertes

     

    Il y a enfin des scènes très drôles, même cocasses : Ah l'histoire du barbecue!

    Petite idée avec la bande annonce, un avant-goût de l'humour distillé tout au long du film. ( diffusé en entier juste après...)

                                                                   

     

    Cette réminiscence d'un film que j'ai beaucoup aimé survient par association d'idées, car je viens de terminer un livre léger, plein de charme ( à mon avis personnel peut-être moins prenant que Les Beignets ) un livre du même auteur, intitulé Miss Alabama et ses petits secrets. Un bon moment si vous avez envie d'une lecture fluide, divertissante, dont le principal intérêt réside dans la galerie de personnages très humains et parfois surprenants. 

    Mais si vous devez choisir, préférez quand-même Les Beignets!

    Autour De Miss Alabama et ses petits secrets et des Beignets de tomates vertes                                        Autour De Miss Alabama et ses petits secrets et des Beignets de tomates vertes

     


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