• Le rire chez Rabelais

     

    Le rire chez Rabelais

    Le rire remplit plusieurs fonctions chez Rabelais :

    - Il est tout d’abord une preuve d’intelligence (seuls les  humains rient en toute conscience), il s’agit d’un don de Dieu.

    - Dans le prologue de Pantagruel, il est considéré comme une consolation, il soulage les malheurs, tant moraux que physiques.

    -Le rire est aussi satirique, moqueur : il permet une satire de l’éducation sophiste, du jargon latinisant des étudiants.

    -Le rire dans Gargantua et Pantagruel est enfin « carnavalesque » (*), dans les  sens où le narrateur se moque de ce qui est sérieux, il ridiculise les puissants (même le pouvoir royal), mais rit aussi de ce que l’on apprécie et de ce que l’on vénère ou adore ( la Vierge Marie, par exemple).

    Cette œuvre est déroutante pour les contemporains de Rabelais mais aussi pour les lecteurs des siècles postérieurs : de nombreux jeux de mots sont incompréhensibles aujourd’hui, de même que les références à des coutumes de l’époque. Il est besoin d’une certaine érudition pour interpréter convenablement ces deux romans.

    - Enfin, le rire correspond-il également à un recul par rapport aux propres convictions de Rabelais : le « programme humaniste » est-il réalisable ? Rabelais ne  le place-t-il pas sur un pied d’égalité avec l’utopie, genre littéraire qui voit le jour au même moment ? 

    (*) Cf. la signification ancienne du carnaval et son héritage des Saturnales antiques : le renversement de l'ordre et l'obscénité : http://www.cosmovisions.com/$Carnaval.htm


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