• Le Cid : les réécritures.

    1. La parodie :

    • Sketch des Inconnus imaginant une audition du Cid

    • chanson burlesque du fantaisiste Georgius
    • Parlé :}

      Ah ah, si Corneille entendait ça !

      Ah, la drôle d'histoire que je vais chanter là !
      Au petit village de Santa Madonna
      Habitait Rodrigue
      Un brave et beau zigue
      Qui avait du poil sur l'estomac

      Son père qui était un roublard, et comment !
      Qu'aimait pas s' biler, qu'était un peu fainéant
      Avait la manière
      De tout lui faire faire
      En le prenant par les sentiments

      - Rodrigue, as-tu du cœur ?
      - Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure !
      - Ah bon ? Alors va me chercher un paquet d' cigarettes
      Balaye le garage, gonfle ma bicyclette
      Rodrigue, as-tu du cœur ?
      - Je t'en supplie, papa, ne doute pas d' mon honneur !
      - Bravo, mon cher enfant, j'aime ta dignité
      Alors, cire mes chaussures et fais-les bien briller
      Olé !

      À la grande ville, tous les dimanches matin
      Ils s'en vont tous deux pour se distraire un brin
      C'est le beau Rodrigue
      Qui est l' fils prodigue
      Le père avare n'a pas un rotin
      Pour se taper la cloche ils entrent bientôt
      À l'Hostellerie du Canard aux Pruneaux
      Le papa commande
      Une grosse limande
      Et s'écrie devant le plat bien chaud

      - Rodrigue, as-tu du cœur ?
      - Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure !
      - Très bien. Alors coupe le poisson qui est dans mon assiette
      Donne-moi les filets et mange les arêtes
      Rodrigue, as-tu du cœur ?
      - Papa, je t'en supplie, ne doute pas d' mon honneur !
      - Bravo, mon cher enfant, t'es noble comme un lion
      Alors, appelle la bonne et règle l'addition
      C'est bon !

      Le père adorait les courses de taureaux
      Il entre aux arènes avec son grand Roro
      Le combat fait rage
      C'est un vrai carnage
      Jamais on n' vit plus méchant taureau
      Il a déjà tué quatorze picadors
      Six banderillos et le toréador
      Une panique immense
      Secoue l'assistance
      Le papa s' lève et remet ça encore

      - Rodrigue, as-tu du cœur ?
      - Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure !
      - Parfait ! Alors, cours au taureau qui prend cet air bravache
      Et dis-lui de ma part que c'est une vieille vache
      Rodrigue, as-tu du cœur ?
      - Oh oui, papa, j'en ai, j' vais te l' prouver sur l'heure
      Car je viens de comprendre que tu étais cinglé
      Je vais t' faire interner
      À l'asile d'aliénés
      {Parlé :}
      Allez, à la douche !

     

    • Le Cid Campeador de Georges Fourrest

    Le palais de Gormaz, comte et gobernador,
    Est en deuil : pour jamais dort couché sous la pierre
    L'hidalgo dont le sang a rougi la rapière
    de Rodrigue appelé le Cid Campeador.

    Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
    Chimène, en voiles noirs, s’accoude au mirador
    Et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
    Regardent, sans rien voir, mourir le soleil d’or..

     Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
    Sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
    Impassible et hautain, drapé dans sa capa,

    Le héros meurtrier à pas lents se promène :
    " Dieu ! " soupire à part soi la plaintive Chimène,
    " Qu’il est joli garçon l’assassin de Papa ! "

    2. Le Pastiche :

    Corneille (1606-1684) pastiché par Racine, Boileau et Furetière,Chapelain décoiffé (1664)

     

    « O rage ! ô désespoir ! ô Perruque m'amie !

    « N'as-tu donc tant duré que pour cette infamie ?

    « N'as-tu trompé l'espoir de tant de perruquiers

    « Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

    « Nouvelle pension fatale à ma calotte !

    « Précipice élevé qui te jette en la crotte !

    « Crüel ressouvenir de tes honneurs passez,

    « Services de vingt-ans en un jour effacez !

    « Faut-il de ton vieux poil voir triompher la Serre ?

    « Ou te mettre crottée, ou te laisser à terre ?

    « La Serre, sois d'un roi maintenant regalé,

    « Ce haut rang n'admet pas un Poëte pelé ;

    « Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne,

    « Malgré mes masles vers m'en a sçeu rendre indigne.

    « Et toi de mes travaux glorieux instrument,

    « Mais d'un esprit de glace inutile ornement,

    « Plume jadis vantée, et qui dans cette offense

    « M'as servi de parade et non pas de défense,

    « Va, quitte désormais le dernier des humains,

    « Passe pour me vanger en de meilleures mains.

    « Si Cassaigne a du cœur, et s'il est mon ouvrage,

    « Voici l'occasion de montrer son courage ;

    « Son esprit est le mien, et le mortel affront

    « Qui tombe sur mon chef rejaillit sur son front. »

     

     

    3. Adaptation en images :

    Le Cid : les réécritures.

    • planches de l'adaptation du Cid en bande dessinée par Oliv' et Jean-Louis Mennetrier

    Cliquez sur l'image afin de l'ouvrir dans son format original et faciliter la lecture des bulles. 

     

    Le Cid : les réécritures.

    Le Cid : les réécritures.

     

    Le Cid : les réécritures.

    • Extraits du film d'Anthony Mann avec Charlton Heston et Sophia Loren

     

     

    • Extrait de la série d'animé hispano-japonaise :Rody le petit Cid diffusée en 1982 par TF1 et en 1988 sur M6

    •  Captation de la mise en scène de Thomas le Douarec, rendue flamboyante par le jeu des danses et de la musique flamenco.

    Le Cid : les réécritures.

     

     

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