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    La Petite Sirène- Andersen (1837)

     

     Avez-vous bien lu?

     La Petite Sirène- Vignette de Bertall

     

    • Dans quel univers la petite sirène habite-t-elle? Quels personnages peuplent ces lieux? En quoi ceux-ci correspondent-ils aux composantes traditionnelles d'un incipit féérique?

     

    Avez-vous bien lu?

    Illustration de Yann Dargent

     

    • En quoi la petite sirène se distingue-t-elle de ses soeurs? Quel est l'intérêt de cette particularité?
    • Pourquoi peut-on considérer que le quinzième anniversaire correspond, pour les jeunes sirènes,  à un passage initiatique?

     

    Avez-vous bien lu?

    Avez-vous bien lu?

    Avez-vous bien lu?

     

      

      

     

     

    Illustrations de Yann Dargent

     

    • Quel évènement particulier a lieu à la surface de l'eau, le jour où la plus petite des sirènes fête ses quinze ans? Quelles décisions successives prend-elle?
    • Pourquoi la petite sirène veut-elle quitter le fond des mers? A quoi aspire-t-elle?
    • La sorcière qui lui prépare un elixir correspond-elle à un personnage typique des contes? Est-elle un opposant ou un adjuvant?

    Avez-vous bien lu?

    Illustration de Bertall

     

    • Quelles sont les différentes choses auxquelles la petite sirène doit renoncer pour que s'accomplisse son voeu le plus cher?
    • Quel pacte cruel lie la petite sirène au prince? Quels sentiments éprouve-t-il à son égard?
    • Pour quelle raison le prince décide-t-il d'épouser la fille du roi voisin, alors qu'auparavant il s'opposait à ce projet? Où les noces ont-elles lieu? En quoi est-ce important?

     

    Avez-vous bien lu?

    Yann Dargent

    • Quel pacte les soeurs de la petite sirène ont-elles conclu avec la sorcière pour tenter d'infléchir le destin?
    • Pourquoi la petite sirène refuse-t-elle le soutien de ses semblables?
    • En quoi l'héroïne se métamorphose-t-elle à la fin du conte? Qu'est-ce qui différencie ces créatures des sirènes?
    • A votre avis, quelle est la "morale" de ce conte?

     

    Avez-vous bien lu?

     

     


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    Sources : 

    1. http://jmdinh.net/articles/livres/19675

    2.https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Christian_Andersen

    3. Dossier de Mariel Morize-Nicolas, professeur agrégée de Lettres modernes, in La Petite Sirène et autres contes, ed. Hachette.

    4. Dossier d'Annie Collognat-Barès, Dominique Brunet, Frédéric Dronne, in Charles Perrault, Contes, aux éditions Pocket Classiques.

    5. Wladimir Troubetzkoy : "Le merveilleux et le fantastique", chapitre 5 : L'ailleurs et l'inexploré, in Littérature comparée de D. Souiller et W. Troubetzkoy, aux ed. Puf.

     

    I- Comment définir le conte?

    • Il est d'usage de chercher à définir le conte en le comparant à d'autres genres qui lui sont proches, mais dont la confrontation permet d'établir des caractéristiques et des limites propres à chacun d'eux : le conte, le fantastique et la science-fiction apparaissent comme le résultat d'une convention qui incite le lecteur  à croire au surnaturel ou à l'invraisemblable, et à admettre ou à envisager ce qui n'existe pas comme vrai.

     

    Les Contes d'Andersen

    • Le fantastique est marqué par l'irruption du surnaturel dans un cadre réaliste, quotidien. Il pose un questionnement sans fin, où personnage et lecteur hésitent entre deux interprétations :  une explication logique, rationnelle, ou l'acceptation de ce qui échappe à la raison. "En fait, le personnage soumis à l'épreuve de l'événement fantastique connaît les lois naturelles comme il admet le surnaturel : la difficulté est, pour lui, de donner une assiette à un événement qui, improbable et pourtant incontestable, semble échapper à la fois à ces deux ordres de légalité. Perplexité, le fantastique est liberté : l'esprit n'est pas obligé de se soumettre aux impératifs de la raison, il ne lui est pas davantage demandé de capituler devant le surnaturel, il peut hésiter, vagabonder, affranchi de toute mise en demeure". (Wladimir Troubetzkoy)

     

    Les Contes d'Andersen

    • Le conte merveilleux renvoie au contraire à un autre univers, qui n'est pas celui du lecteur, qui a sa cohérence propre.  Il est non thétique, c'est à dire qu'il ne pose pas la réalité de ce qu'il représente, "il enchante d'être fait de ce qui n'est pas". (W. Troubetzkoy). "Pénétrer dans l'unvers du conte, c'est entrer dans un monde codifié : le lecteur accepte le merveilleux et ne s'étonne pas de croiser des fées et sorcières, de rencontrer un chat botté capable, d'un seul pas, de franchir sept lieues, d'accompagner une petite sirène à la surface des eaux...la magie y est une pratique courante!" (Mariel Morize-Nicolas)

     

    Les Contes d'Andersen

    • La science-fiction, comme son nom l'indique, intègre dans l'histoire des données scientifiques futuristes, une technologie plus avancée que la nôtre qui permet de transgresser les frontières de l'espace et du temps. Elle a souvent pour rôle d'attirer notre attention sur les dangers que court notre civilisation si nous ne mettons pas un terme à nos déviances, en nous immergeant dans un avenir sombre et déshumanisé, comme dans les dystopies par exemple. (cf. Le Meilleur des Mondes, que vous aviez à lire pendant les vacances).

     

    • Caractéristiques du conte littéraire :

     

    - il vient du folklore ou s'en donne l'apparence

    - il utilise de nombreuses marques d'oralité ( exhibant ses origines)

    - le merveilleux en est souvent un ingrédient obligé

    - il possède des personnages stéréotypés

    - ses repères spatio-temporels sont extrêmement flous

    - le récit est basé sur un schéma narratif ( élaboré à partir de l'étude des contes par le linguiste Propp) souvent similaire : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, élément de résolution, situation finale.

    - le schéma actantiel  (conçu par Greimas, linguiste et sémioticien russe) permet d'établir les relations entre les personnages. Il existe plusieurs schémas actantiels dans un conte, selon le déroulement des étapes et le personnage choisi comme sujet.

    http://www.florencegindre.fr/2015/02/le-schema-actantiel/

     

    Les Contes d'Andersen

     

     

    Les Contes d'Andersen

     

     

    II- Petite histoire du conte merveilleux

    • Le conte et le récit fantastique apparaissent en littérature à la fin du XVIIe siècle, pour le premier, et à la fin du XVIIIe et au début du XIXe, pour le second, parallèlement au rationalisme des Lumières et la naissance du réalisme.
    • Le conte passe à l'écrit et à la littérature au moment où il disparaît du folflore : il s'inscrit alors dans chaque littérature nationale et dans leurs relations entre elles. Les contes du folklore, essentiellement oraux, présentent des ressemblances et des appels de sens de contes à contes, de continents à continents et de millénaires à millénaires.
    • En France, le conte littéraire correspond à une mode fulgurante qui explose au moment où Louis XIV monte sur le trône : " Le début du règne de Louis XIV est placé sous le signe d'une mode qu'on peut qualifier de féérique : le goût du merveilleux a envahi tous les domaines. Arts et lettres, loisirs et modes- ce qu'on appelle aujourd'hui une culture- sont fortement marqués par une esthétique baroque, venue d'Italie, qui privilégie la fantaisie par la mise en scène de l'Illusion. Tandis que le jeune roi "Soleil" aime à se montrer en Apollon, dans les jardins de son fastueux palais en construction on mitonne des îles vertes, des princesses plus belles que le jour et des fées dispensatrices de tous les dons."(Présentation des contes de Perrault- Pocket classique). 
    • En 1862, le roi a vieilli, il subit l'influence austère de Madame de Maintenon, particulièrement dévote. Les courtisans fuient Versailles qui a perdu sa pompe et ses fêtes somptueuses, pour se réfugier dans les salons parisiens où l 'on se distrait avec des jeux littéraires.  Un tout nouveau-né, qui puise ses origines dans récits plus anciens, fait fureur : le conte littéraire. Son existence sera brève : quelques cent soixante-quinze ans séparent les contes de Perrault (1697) de la publication des contes d'Andersen (1835-1872). Mais si cette vague qui submerge la littérature est courte, elle n'en est pas moins gigantesque : dix recueils de contes merveilleux voient le jour entre 1695 et 1699. 

    Les Contes d'Andersen

    Charles Perrault

    • De nombreuses conteuses et quelques conteurs se lancent dans l'aventure, mais une figure domine, celle de l'académicien Charles Perrault (1613-1688), qui  est le premier à donner au conte ses lettres de noblesse, avec ses Histoires ou Contes du temps passé, ou Contes de ma Mère L'Oye, bref recueil de huit contes pris dans "la matière de France" :  La Belle au bois dormantRiquet à la houppe, La Barbe bleue, Cendrillon, Le Petit chaperon rouge, Le Chat Botté, Les Fées, Le Petit Poucet. Apparemment destiné à instruire les enfants, les contes de Perrault s'adresse en réalité aux adultes. Ils comportent de nombreux sous-entendus et allusions sexuelles : "On sait que les mondains privilégient l'équivoque : c'est à eux que s'adressent les pointes d'humour, les mots d'esprit (visant souvent les femmes) et les allusions grivoises qui parsèment chaque récit, comme, par exemple, les euphémismes de La Belle au bois dormant et les doubles sens du Petit Chaperon rouge." ( Préface des Contes de Perrault- Ed. Pocket Classiques)

    Les Contes d'Andersen

     

    • Au XVIIe siècle, un personnage incontournable du conte merveilleux est celui de la fée, heureuse invention de cette époque. "Le XVIIe et le XVIIIe siècles procèdent, en effet , à une "féminisation" du merveilleux, le personnage de la "fée" absorbe celui de la "sorcière", qui devient "la mauvaise fée", ainsi que celui de la marraine et du parrain, puissances  tutélaires qui marient les jeunes filles. Les fées deviennent jeunes, belles, élégantes, rayonnantes d'un charme tout mondain." ( W. Troubetzkoy). C'est ainsi que le conte merveilleux prend communément le nom de Conte de Fées.

    Les Contes d'Andersen

    Cendrillon- Edmond Dulac

     

    • De 1704 à 1717, Antoine Galland traduit et publie Les Mille et une Nuit, contes élaborés dans le monde islamique du IXe au XIVe siècles, à partir de contes d'origines diverses : persans, hindous, égyptiens, babyloniens. Ils entrent ainsi de plein pied dans la littérature, avec un succès jamais démenti.

    Les Contes d'Andersen

    • L'âge d'or du conte de fée français s'achève par une impressionnante compilation de 41 volumes, édité de 1785 à 1789 par le chevalier Charles-Joseph de Mayer, regroupant une quarantaine d'auteurs, parmi lesquels Perrault occupe la place la plus importante : Le Cabinet des fées, Collection choisie des contes de fées ou autres contes merveilleux.

     

     

    Les Contes d'Andersen

     

    Les frères Grimm 

    • En Allemagne, au XIXe siècle, les frères Grimm, Jakob (1785-1863) et Wilhem (1786-1859), savants allemands, spécialistes du langage, publient, entre 1812 et 1815 Les Contes d'enfants et du foyer. Il s'attachent  à collecter des histoires recueillies auprès de conteurs oraux, sans réelle inventivité de leur part,  mais qui amènent un véritable regain d'intérêt pour le conte populaire un peu délaissé au XVIIIe siècle. Les deux frères considèrent les contes allemands "comme l'expression de la vérité nationale germanique, poésie naturelle et parole de Dieu." ( Wladimir Troubetzkoy) Ils sont les auteurs, entre autres, de : Hans et Gretel, Blanche-Neige et les sept nains, une autre version de La Belle au bois dormant. Traduits dans plusieurs langues, ces contes suscitent des vocations dans toute l'Europe.

     

    Les Contes d'Andersen

    Hans Christian Andersen

    • Le Danois Hans Christian Andersen, écrivain éclectique, à la fois poète, romancier et dramaturge, connaîtra la célébrité grâce à ses contes, publiés tout au long de sa vie, et qui lui vaudront le titre de citoyen d'honneur d'Odense, sa ville natale.

     

    III- L'originalité des contes d'Andersen :

    1. Des influences et inspirations diverses :
    • Les traditions nordiques : auteur de plus de 160 contes, Andersen puise tout d'abord dans les traditions de son pays, dans des nouvelles comme La Reine des Neiges ou La Vierge des Glaces.
    • la veine autobiographique : mais il s'inspire également de son vécu, de ses expériences personnelles ou de rencontres fortuites. " Toutes les facettes  du personnage "Kaléidoscopique" d'Andersen se retrouvent dans ses contes : la pauvreté de La petite fille et les allumettes, la vulnérabilité et la détermination du Vilain petit canard, les amours impossibles de La petite sirène, l'incapacité du Porcher à se faire aimer pour ce qu'il est véritablement." (Mariel Morize-Nicolas)

    Les Contes d'Andersen

     Les Contes d'AndersenLes Contes d'Andersen

           

     

        

     

     

     

     

     

                       

    2. Un style personnel

    • Oralité : Les marques d'oralité sont particulièrement présentes dans les contes d'Andersen. L'écrivain avait l'habitude de lire ses contes à voix haute, aux enfants et à ses amis. Ainsi le narrateur s'adresse-t-il couramment au lecteur pour le rendre partie prenante de l'histoire, pour retenir son attention, pour accentuer un effet, comme le faisaient les conteurs lors de veillées au coin du feu. Les animaux parlent avec naturel, et il n'hésite pas à truffer son discours d'onomatopées, dans un registre familier : "Platsch", "Rap-Rap"...
    • un dénouement original : la morale n'est jamais exprimée à la fin du conte, contrairement à Perrault qui conclut son récit par une leçon ou une formule moralisante. C'est au lecteur de tirer un enseignement de l'histoire. Le dénouement , par ailleurs, n'est pas toujours heureux. Nous sommes loin de l'habituel sentence "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
    • la classification d'Andersen :

    - les "eventyr" : contes de fées, comprenant des éléments magiques, merveilleux

    - les "historie" : de courtes nouvelles, proches des fables, comme La petite fille aux allumettes par exemple.

     


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    L'auteur

    Andersen par Christian Albrecht Jensen (1836)

     

    Enfance et Formation

    • 22 avril 1805 : naissance de Hans Christian Andersen à Odense, petit village d'une île de Fionie, située à l'est du Danemark.
    • Sa famille appartient à un milieu social très pauvre : son père est ouvrier cordonnier. C'est un rêveur et un libre penseur qui s'engage dans les guerres napoléoniennes. Il meurt de maladie en 1816. Sa mère est ignorante, elle n'a reçu aucune éducation. Après le décès du père en 1816, elle épouse un gantier et travaille comme lavandière.  Elle sombre peu à peu dans l'alcoolisme. Hans souffre d'un manque d'affection et ne s'entend guère avec sa demi-soeur Karen.

    L'auteur

    La maison d'Andersen à Odense

    • Andersen ne rêve que d'échapper à sa condition et de devenir quelqu'un. Lorsqu'en 1818, le Théâtre Royal de Copenhague offre une représentation dans son village natal, on lui propose un petit rôle de figurant. Cette expérience éveille en lui le désir de devenir comédien.
    • En 1819, alors qu'il n'a que quatorze ans, il décide d'aller tenter sa chance à la capitale, d'autant qu'il a été renvoyé de l'école publique.  Il s'installe à Copenhague, animé par les prédictions d'une voyante qui lui promet un bel avenir. Les premières années ne sont guère concluantes; il ne parvient pas à percer ni à entamer une véritable carrière, après s'être essayé au chant, à la danse et au théâtre.
    • En 1822, grâce à la protection de Jonas Collin, membre du comité directeur du Royal Théâtre, il retourne à l'école pour terminer ses études abandonnées prématurément. Mais ce sont de  nouvelles désillusions. Les humiliations et les échecs se succèdent. Il se plonge néanmoins dans l'écriture de romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre dont il se plaît à faire la lecture à voix haute à quelques-unes de ses connaissances qui les jugent, le plus souvent, absurdes ou ridicules.

     

    L'auteur

     

     

    Voyages et Production littéraire

    •  En 1828, le voyage régulier qu'il effectue jusqu'à Amager où il prend des cours  lui inspire son premier récit de voyage , qu'il publiera à compte d'auteur malgré la proposition d'un éditeur : Voyage à pied de Holmen à l'extrême est de Amager. C'est son premier grand succès, tous les exemplaires sont vendus. 
    • Après l'aventure malheureuse d'un premier vaudeville, qui ne tiendra que trois jours à l'affiche, il vit néanmoins d'une pension qui lui a été accordée. Amis et protecteurs lui reprochent son manque de culture et ses excentricités.
    • En 1830, il publie un recueil de poèmes et commence la rédaction d'un roman historique, Le Nain de Christian II, qu'il abandonne pour se consacrer à l'écriture de nouveaux poèmes, après une première désillusion sentimentale qui sera suivie de beaucoup d'autres : il s'éprend de Riborg Voigt, la soeur d'un ami, mais leur relation demeure platonique car elle est déjà fiancée.
    • Il essuie par ailleurs plusieurs critiques du monde littéraire concernant ses oeuvres. 
    • Andersen décide de prendre du recul et, après un voyage en Suisse, parcourt toute l'Europe durant neuf ans : la France, la Suisse, l'Italie, l'Autriche, la Bohême, l'Allemagne.  Il fréquente et se lie d'amitié avec de nombreux artistes et écrivains, tels que Victor Hugo, Lamartine, Alexandre Dumas fils, le poète allemand Heinrich Heine en France, Charles Dickens en Angleterre...Il est  reçu un peu partout par des nobles danois ainsi que par le roi de Prusse et le monarque de suède, Oscar Ier, au fur et  mesure que sa notoriété grandit.

     

    L'auteur

    L'auteur

    L'auteur

       L'auteur

     

     

     

       

     

     

     

            Alphonse de Lamartine                    Alexandre Dumas fils                       Victor Hugo                  Charles Dickens

     

    • En effet, tout en voyageant, Andersen écrit : un récit de voyage, des poèmes et des contes. Il est enfin parvenu à se faire un nom.  En 1835, son roman L'improvisateur lui apporte une renommée internationale. Il fait éditer la même année son premier recueil de Contes dont il poursuivra la publication en plusieurs livraisons jusqu'en 1872. Le succès public est grand bien que la critique lui fasse de nombreux reproches. Dans ses trois autobiographies, Andersen avouera s'être senti toujours solitaire, malheureux, angoissé, malgré sa fierté d'avoir réussi en dépit de ses origines sociales et de son manque d'instruction.
    • En 1840, il s'éprend de la cantatrice danoise Jenny Lind, le grand amour de sa vie, mais elle refusera de l'épouser. Andersen ne connaîtra jamais le bonheur d'une liaison durable et d'un attachement réciproque : il ne se mariera pas et n'aura pas d'enfants.
    • Il reprend alors une vie itinérante, parcourt l'Europe et séjourne un peu partout chez des amis, des connaissances...
    • En 1855, il publie ses mémoires : Mit Livs Eventyr.

     

    La reconnaissance finale

    L'auteur

     

    • En 1867, Andersen est fait "citoyen d'honneur de Odense", sa ville natale. Il en éprouve une immense joie et une  grande fierté, car il se croyait encore peu reconnu dans son pays alors que les honneurs se sont succédés à l'étranger.
    • Il continue à voyager, en Norvège, en Autriche, en Allemagne, mais commence à se fatiguer. La guerre de 1870 entre la France et la Prusse le déchire. Dans son autobiographie, il relate qu'il en fait des cauchemars  et pense à ses amis qui sont peut-être en train de mourir.
    • Bien que les honneurs se multiplient au Danemark, en Europe, en Amérique, que ses contes sont étudiés à l'université, il vit modestement car ne touche pas systématiquement des droits d'auteur. Aux Etats-Unis, un journal lance une collecte auprès des enfants pour aider l'auteur danois. Andersen, profondément gêné, tente d'interrompre cette initiative mais c'est un succès considérable. Il reçoit des lettres d'Amérique dans lesquelles des enfants ont glissé un dollar. Andersen se verra ainsi verser au total deux cents dollars. Il est ému par cette marque d'affection.
    • Il décède d'une maladie de foie le 4  août 1875. Il est enterré à Copenhague au cimetière Assistens.

     

    L'auteur

     

     

    Sources :

    1. https://en.wikipedia.org/wiki/Hans_Christian_Andersen

     

    2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Christian_Andersen

     

    3. Dossier de Mariel Morize-Nicolas, in La petite Sirène et autres contes, ed. Hachette.


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